Les News des DEEE (Déchets d'équipements électriques et électroniques)

Dernière mise à jour le mardi 8 avril 2008

DEEE et insertion sociale: un duo gagnant !

Selon les premiers bilans réalisés par les éco-organismes et les associations, l'insertion sociale à travers le réemploi des déchets d'équipements électriques et électroniques semble avoir gagné en force et en efficacité.

En savoir plus

Un robot en DEEE

Des militants de Greenpeace ont placé un robot de 8 mètres de haut fait de déchets électroniques à l’extérieur d’une salle de meeting des actionnaires du groupe Philips, pour protester contre sa politique de recyclage.

Les manifestants ont également escaladé la façade de l’hôtel Amsterdam où le meeting avait lieu et ont déroulé une bannière sur laquelle on pouvait lire : « Philips : reprends et recycles ! »

« Philips doit assumer sa responsabilité en matière de déchets électroniques » a déclaré une porte-parole de Greenpeace. Philips doit mettre en place des systèmes de collecte des déchets dans tous les pays où il introduit ses marchés sur le marché. De cette façon, Philips pourra éviter que les déchets électroniques finissent dans les pays en développement ».

Greenpeace veut que les compagnies soient financièrement responsables des produits usagés qu’elles fabriquent, car selon le groupe de protection de l’environnement, cela serait une incitation supplémentaire pour fabriquer des biens qui contiennent moins de matières toxiques et soient plus faciles à recycler.

Amorce signale des dysfonctionnements de la filière D3E

Selon Amorce, «les demandes de transfert révèlent l’incapacité du dispositif D3E à assurer la coordination et la régulation entre éco-organismes sur le territoire national. Le déséquilibre constaté tient autant de l'excès d'un des éco-organismes que du retard des deux autres qui n'ont pas atteint leurs objectifs réglementaires en terme de tonnages collectés».

Voir la source de l'info sur le site de la Gazette des Communes

Mise au point de l'ADEME sur les DEEE

Depuis le 15 novembre 2006, les DEEE ou D3E (Déchets d'équipements électriques et électroniques) ne doivent plus être évacués avec les ordures ménagères, mais être collectés spécifiquement et repris par une filière chargée soit de les réemployer, soit de les recycler sans pollution. L'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) fait le point sur cette première année de récupération.

Les objectifs ne sont pas atteints

L'objectif minimum de 4 kg par an et par habitant, fixé par Bruxelles, n'a pas été atteint puisque seulement 2,4 kg ont été collectés en 2007. Plusieurs facteurs expliquent ce retard :

  • la filière est récente et complexe à mettre en oeuvre d'un point de vue opérationnel,
  • assurer la collecte sélective de ces déchets relève d'une démarche volontaire et non pas obligatoire pour les communes,
  • le fonctionnement entre éco-organismes, chargés d'organiser la filière, est relativement cahotique
  • la communication à destination du grand public n'a pas été suffisante, car la plupart des citoyens ne connaissent pas encore l'existence de cette filière, ni les différentes options dont ils disposent pour se débarrasser de ce type de déchets.

D'après la directive européenne, la filière D3E avait d'abord pour objectif le réemploi. C'est-à-dire que certains appareils, comme les ordinateurs par exemple, pourraient être remis en état puis remis en circulation, au lieu d'être détruits et leurs composants recyclés.

En France, seulement 40 000 tonnes de D3E environ ont été dirigées vers le réemploi sur un total de 161 000 tonnes de D3E collectées en 2007. En outre, ce ne sont que 10% des D3E dirigés vers le réemploi qui ont effectivement été réemployés.

Pourquoi ce faible taux de réemploi ? D'une part, ce n'est pas un marché ouvert à la concurrence, à la différence du traitement par recyclage, et d'autre part, le réemploi est bien plus coûteux que le recyclage. Très peu d'entreprises du secteur privé traditionnel souhaitent donc se lancer dans le réemploi, cette activité est laissée au secteur des entreprises d'insertion.

Le CNIID cite le cas de la société Ecomicro, entreprise d'insertion conventionnée située en région bordelaise, qui récupère le matériel informatique des professionnels pour le recycler et le réemployer :

  • une grande partie du matériel réemployé est envoyée dans les pays en développement afin d'équiper les écoles, hôpitaux, ONG etc.
  • le reste du matériel réemployé est proposé, à bas prix, à des personnes à faibles revenus résidant dans le quartier où est situé Ecomicro.
Ce sont typiquement les mêmes soucis que nous rencontrons avec notre projet sur notre territoire... A quand une véritable remise en question des fonctionnements de ces "éco-organismes" dirigés par les entreprises et où les associations environnementales et sociales auraient une véritable place ?

Un collecteur de DEEE en région Ile-de-France

SAER, collecteur de déchets ménagers et industriels en région Ile-de-France, et E@net, association pour la réinsertion sociale par l'emploi, viennent de conclure un accord de partenariat pour le réemploi des Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques (DEEE), selon un communiqué de SAER.

L' association E@net (Environnement Nord Essonne Tremplin) favorise l’insertion professionnelle de personnes en difficulté et a pour but le recyclage des DEEE.

A travers ce partenariat, SAER, filiale de Semardel s'engage à livrer à l'association, les ordinateurs de bureaux et périphériques collectés auprès d'entreprises situées sur le département de l'Essonne afin que soit assuré leur remise en état, réemploi ou démantèlement par le personnel d'E@net. Ces produits représentent près de 2000 unités par an qui seront catégorisées, testées, et en grande majorité, formatées et nettoyées des données puis réutilisées, précise la société.

Source de l'info

Collectivités locales et DEEE des ménages : un an après le démarrage de la filière, où en est-on ?

Pour permettre aux collectivités locales de trouver réponse aux questions qu’elles se posent et pour faciliter l’échange de bonnes pratiques, l’ADEME, en partenariat avec l’AMF, AMORCE, le CNR, et les éco-organismes DEEE, Ecologic, Eco-Systèmes, ERP, Récylum, organise cette journée technique nationale qui réunira tous les acteurs de la filière.

Rendez-vous sur le site de l'ADEME

Les directives DEEE et ROHS évolueront en 2008

Les directives DEEE (Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques) sont appelées à évoluer au cours du deuxième semestre 2008. Depuis 2006, elles répartissent la responsabilité du recyclage des déchets informatiques. Pour les équipements acquis avant le 13 août 2005, c'est l'entreprise qui doit la prendre en charge, quitte à sous-traiter cette tâche auprès d'un constructeur ou d'un prestataire comme SCC ou ATF. Les équipements vendus après cette date seront pour leur part traités par les constructeurs, qui devront même assurer la collecte. L'évolution immédiate des DEEE devrait concerner l'harmonisation des transpositions locales.

En 2010, la directive EuP ira bien plus loin

Mais à moyen terme, c'est la directive EuP (European Energy using Product) qui devrait prendre le relais. En effet, malgré son nom apparemment réducteur, elle ne se contentera pas de spécifier des exigences en matière de consommation électrique. "Contrairement à ce que semblent supposer la plupart les industriels, la directive EuP concernera l'ensemble du cycle de vie des produits. Même si cela est encore en discussion, elle pourrait aller jusqu'à recouvrir les directives DEEE et RHOS", affirme en effet Stéphane Le Pochat (photo), ingénieur au département éco-conception de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).

Lire l'article complet

Ecologie des infrastructures numériques

Ecrit par 4 enseignants-chercheurs de l’Institut TELECOM (ex-GET), « Ecologie des infrastructures numériques » analyse les dispositifs et règlements en place pour maîtriser la production des déchets dans le secteur des TIC. Ce livre en analyse les conséquences sur les process de fabrication et établit une comparaison, au regard des enjeux du développement durable, entre 3 pays que sont la France, l’Italie et le Sénégal.

A voir sur www.institut-telecom.fr

Campagne d'information, de sensibilisation et d'actions sur les DEEE en Finistère

Pour aller plus loin en matière de collecte sélective des déchets, AE2D prépare une campagne d'information, de sensibilisation et d'actions sur les DEEE (Déchets d'équipements électriques et électroniques).

AE2D souhaite que la filière D3E soit ainsi, effectivement organisée sur l'ensemble du Finistère, et l'association va donc agir auprès des acteurs de la filière déchets du département.

Enfin, AE2D fait remarquer que, si depuis novembre 2006, lors de l'achat d'un équipement électrique ou électronique , les consommateurs, à travers une contribution financière sur leurs factures, participent à cette nouvelle filière D3E, les industriels s'en sont exonérés un peu facilement.

Voir le site de l'association AE2D

Provalor, une usine destinée à être la première en Europe à traiter tous les DEEE.

Le groupe allemand Remondis a choisi la commune française de Saint-Thibault dans l'Aube pour poser la première pierre de l'usine Provalor, qui vise à devenir la première usine européenne de traitement des DEEE. Christian Coulot qui dirige la branche française du groupe confie au quotidien "L'est-éclair", "c'est pour Remondis Electrorecycling la première implantation française en traitement des DEEE. On possède déjà un certain savoir-faire technique: tout le monde, y compris Véolia, veut voir notre centre de recyclage de Lünen, près de Dusseldorf, qui est le plus grand d'Europe. Sur Saint-Thibault, on innove avec une usine recyclant tous les DEEE".

L'info à la source

Nouvelle filière de collecte et de traitement pour les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) pour la Communauté d’Agglomération Loire Forez

La Communauté d’Agglomération Loire Forez a mis en place une nouvelle filière de collecte et de traitement pour les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE). Opérationnelle dans les déchèteries de Saint-Just-Saint-Rambert et de Sury-le-Comtal depuis le 7 janvier 2008, elle sera également mise en place sur la déchèterie de Savigneux à partir du 21 janvier prochain.

Les prestataires de traitement choisis sont : “ TERECO ” pour le gros électroménager froid, “ CFF recycling ” pour le gros électroménager hors froid, “ Envie 2 Loire ” pour les écrans et “ Véolia ” pour les petits appareils ménagers. Les DEEE déposés dans les déchèteries de la communauté d’agglomération seront donc traités par ces entreprises. En outre, la prestation logistique (installation de bennes spécifiques en déchèteries et enlèvement des déchets) est assurée par l’entreprise Envie 2 Loire.

Tirés du site forez-info

DEEE : une nouvelle usine pour l'Ouest

C'est dans la banlieue d'Angers, qu'ouvrira en avril le centre Veolia de retraitement des D3E pour les régions Basse-Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Centre et Poitou-Charentes. L'unité industrielle sera composée de plusieurs bâtiments spécialisés d'un coût de quinze millions d'euros, dont huit en équipements pour le traitement et la revalorisation.

Ainsi, les vieux frigos qui contiennent des CFC seront dépollués à quasiment 100 % dans un espace confiné. 350 000 réfrigérateurs et 26 000 tonnes d’écrans de téléviseurs et d'ordinateurs seront traités par an. Au total, la valorisation des déchets devrait atteindre 88 % pour les écrans et 94 % pour les frigos.

La casse-tête du recyclage des écrans plats

De plus en plus nombreux (car moins encombrants et faussement plus économiques) les écrans plats envahissent le monde informatique. Mais comme d'habitude ce nouvel équipement devient rapidement une bombe écologique quand arrive le temps où il tombe en panne et qu'il faut le recycler !

Impossible de mettre la main sur l'analyse de cycle de vie

L'ACV (analyse de cycle de vie) fait le bilan de tous les flux qui auront un impact sur l'en­vironnement au cours de la vie d'un produit : matières premières, émissions - gazeuses, chimiques... - et déchets. « Le problème, c'est qu'aucun fabricant de téléviseur ne veut publier d'ACV, déplore Sté­phane Le Pochat. Même Philips, un pionnier dans l'éco-conception, refuse de le faire. »

Pourquoi ? D'abord à cause de la con­fidentialité extrême qui règne chez les fabricants, un secteur ultracompétitif où chacun veille jalousement sur ses petits et grands secrets de fabrication. Mais la réponse tient aussi en un autre mot : mondialisation.

Aujourd'hui, les industriels ne maîtrisent souvent que la derniè­re étape de fabrication d'un écran plat : l'assemblage, réalisé dans ses usines en Asie ou en Europe. Mais pour en arriver là, il leur aura fallu récolter les différents composants (fils, transformateurs, télécommande et autre carte-mère) auprès d'une chaîne de sous-traitants. « Ils achètent leurs composants au moindre prix, dans des bourses d'échange. Du coup, au jour le jour, les sources peuvent changer. »

Pillage des ressources

Mais le vertige de la mondialisation ne s'arrête pas là. Plus les composants sont complexes, plus ils exigent de métaux rares : le tantale, par exemple, indispensable aux téléphones portables. Ou l'indium, aux écrans plats LCD (la technologie « cristaux liquides », qui représen­te aujourd'hui la plus grosse part du marché, loin devant les écrans plasma).

Les fabricants sont en train d'épuiser ces minerais précieux à un rythme inégalé. Dégâts écolo­giques, mais aussi humains : en République démocratique du Con­go, entre 1998 et 2001, la guer­re civile a notamment eu pour en­jeu l'accès aux mines de tantale, les plus importantes d'Afrique, au moment même où la vente mondiale de té­léphones mobiles explosait... Et si les Chinois investissent mas­sivement dans l'industrie minière sur tout le continent africain, c'est bien pour contrôler toute la filière d'approvisionnement de l'industrie high-tech.

Toujours pas de solution pour le recyclage !

En théorie, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes capitalistes : les déchets ultrapolluants (plomb, mercure...) de nos vieux tubes cathodiques seraient désormais parfaitement recyclés. Et remplacés par des écrans plats, moins toxiques (sauf qu'il reste encore du plomb dans la plupart des plasma, du mercure ainsi que quelques composants cancérigènes dans les cristaux liquides).

Mais non ! Renseignement pris auprès du principal éco-organisme, Eco-systèmes, la technologie de recyclage des écrans plats n'existe toujours pas. « On les stocke, en attendant qu'un des programmes pilotes nous donne la solution. »

Remonter à la source

Collecte des DEEE dans l’Agglomération de Mantes en Yvelines

A l’initiative de la Communauté d’Agglomération de Mantes en Yvelines en collaboration avec l'éco-organisme EcoLogic et l' association Aptima (Association de Promotion par le Travail pour l’Insertion des jeunes par des Méthodes Adaptées), un dispositif de collecte et de recyclage des déchets électriques et électroniques (DEEE) est mis en place sur le territoire communautaire de Mantes qui concerne 80.000 habitants, a annoncé Ecologic le 21 décembre.

Selon l'éco-organisme, ce dispositif comprend la reprise ''1 pour 1'' assurée par les distributeurs, le tri et la valorisation des DEEE déposés par les habitants en déchèterie, la collecte en porte à porte des DEEE et d’autres matériaux recyclables, le ré-emploi des équipements après leur remise en état à la recyclerie.

Enfin une réponse intelligente à la problématique des DEEE !

Un tour de France pour informer les entreprises sur la gestion des DEEE.

Rennes sera la 1ère ville étape du Tour de France d’Ecologic sur le thème des déchets d'équipement électrique et électronique (DEEE) professionnels. C’est par la ville de Rennes que l’éco-organisme EcoLogic entame son tour de France pour informer les entreprises sur la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques professionnels.

Un an après la création de la filière, EcoLogic va non seulement rappeler les enjeux réglementaires du traitement des déchets d'équipement électrique et électronique (DEEE) professionnels, mais également proposer les différentes solutions de collecte, de traitement et de valorisation de ces équipements en fin de vie.

Plus d'informations sur le site d'actualites news environnement

Calendrier

« avril 2008
lunmarmerjeuvensamdim
123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930